L’application est en ligne à Nîmes : 163 lieux d’aide vérifiés, cinq langues, aucun compte.Ouvrir Mano

Pourquoi Mano existe

L’aide existe.
La trouver au bon moment, non.

La précarité monte, et l’information qui permettrait d’y faire face reste dispersée, datée, illisible pour ceux qui en ont le plus besoin. Les chiffres ci-dessous sont publics et sourcés ; Mano n’en invente aucun.

Une rue étroite, des plantes en pot, à la tombée du jour

À Nîmes

Une ville parmi les plus pauvres de France.

32,4 %des habitants de Nîmes vivent sous le seuil de pauvreté — contre 15,4 % en France.INSEE, Filosofi 2023
151 839habitants, dont près d’un sur trois sous le seuil : environ 49 000 personnes.INSEE, population municipale 2023
18 %de chômage chez les 15–64 ans.INSEE, recensement 2023
23,3 %des familles sont monoparentales — les plus exposées à la pauvreté.INSEE, recensement 2023

En France

Un record de pauvreté, et des droits qui ne sont pas réclamés.

9,8 Mde personnes sous le seuil de pauvreté en 2023 (15,4 %), le niveau le plus haut depuis 1996 — 650 000 de plus qu’en 2022.INSEE, niveaux de vie 2023
350 000personnes sans domicile, à la rue ou en hébergement ; elles étaient 143 000 en 2012.Fondation pour le logement des défavorisés, rapport 2025
4,1 Mde personnes mal logées ; 2,8 millions de demandes de logement social en attente.Fondation pour le logement des défavorisés, rapport 2025
34 %des foyers éligibles au RSA ne le demandent pas, chaque trimestre.DREES, 2022

Le problème

Ce n’est pas l’aide qui manque. C’est l’information, au bon moment.

À Nîmes, des dizaines de structures ouvrent leurs portes chaque jour : repas, douches, hébergements, soins, domiciliation, accès aux droits. Mais pour la personne qui en a besoin, cette aide vit sur des listes papier, des PDF de l’an dernier et du bouche-à-oreille.

Les horaires changent, les conditions d’accès ne sont écrites nulle part, les guides sont en français seulement. Une porte fermée, c’est un trajet pour rien, et une journée perdue par quelqu’un qui n’en a pas à perdre.

Le non-recours a le même visage : des droits existent, on ne les connaît pas, ou la démarche paraît trop compliquée pour qu’on essaie.

Ce que Mano change

  • Ouvert maintenant. La carte lit l’heure et ne montre que ce qui est accessible, là, tout de suite.
  • Vérifié. Chaque lieu est appelé, chaque condition d’accès validée avec la structure, et la date de vérification est affichée.
  • Compréhensible. Cinq langues, lecture à voix haute, mots simples, droits expliqués, courriers décodés.
  • Digne. Aucun compte, aucun formulaire, aucune preuve à fournir. On regarde, on y va.
  • Mesuré. Les recherches sans réponse dessinent, anonymement, les manques réels du territoire — l’observatoire.

Les sources

Chaque chiffre renvoie à sa source.

Et maintenant

Nîmes est le terrain. Les autres villes sont l’ambition.

Mano se construit avec les structures et les bénévoles du territoire, pas à leur place. Et il est conçu pour être ouvert ailleurs en trente jours.